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Par Christelle
Sochal-Tissot |
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Présentation
générale de Camille Tissot Page 3 : l'école Navale |
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C’est en qualité d'officier professeur à l'école navale que Tissot se consacre à l'étude des oscillations électriques et à leur application au domaine maritime. A cette occasion, il fait participer ses élèves de l’école navale à ses expérimentations et conférences, ce qui lui vaut la reconnaissance et l’admiration de la majorité.
Les professeurs
du Borda
Néanmoins, la plupart des témoignages resteront bienveillants : « ... Ces quelques semaines passées sous ses ordres m’avaient appris à apprécier à leur juste valeur ses qualités de génie autant que la bonté de son cœur », affirme l’aspirant Buisson à propos de Camille Tissot (lettre à jeanne du 15 octobre 1917). « J’avais pour mon maître, le commandant Tissot, la plus respectueuse, la plus profonde affection. Je n’oublierais jamais la bienveillance et la sympathie qu’il a bien voulu me témoigner, et lui en garderais toujours ma reconnaissance la plus émue. », déclare Jean Laurent dans une lettre du 20 11 1917. |
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« Les ondes
et les hommes – histoire de la radio »
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Premier extrait du livre
: « Comme beaucoup d’anciens officiers de vaisseau, l’auteur doit son initiation hertzienne à son grand aîné, le lieutenant de vaisseau Camille Tissot. Dès ses 24 ans, C. Tissot, enseigne de vaisseau, professait la physique à l’école navale où il eut notamment pour élèves en 1893-1894, MM Maurice de Broglie et Jeance qui devaient, par la suite collaborer à ses réalisations. Ce petit homme au nez en éperon, à la barbe en collier, était autant que savant, étourdi : ceci peut être la conséquence de cela. Planté devant le tableau noir, il avait vite fait de le recouvrir d’équations blanches et nous laissait tout pantois de son savoir. Je dis bien « nous laissait », car la seconde d’après, il s’enfonçait dans une profonde méditation, ne se manifestant plus que par le frottement 25 fois répété de son bâton de craie le long d’un trait vertical : ses auditeurs, il les avait oubliés ! Puis comme un rire montait dans l’amphi, Tissot revenait sur terre, poussait un « AOUA ! » devenu légendaire et recommençait à nous exposer ses conceptions. En somme, son enseignement, avec ses sommets et ses trous – ses ventres et ses nœuds, diraient les physiciens – évoquait un phénomène ondulatoire. Je dois à C. Tissot mon dédain pour la ligne droite et le courant continu et mes préférences pour la sinusoïde et la haute fréquence. Dilection qui était d’ailleurs de bon ton parmi les apprentis électriciens au début de ce siècle. Pour eux, les ondes représentait l’esprit et tout le reste la matière ; et leurs caprices – ou de ce que, dans l’ignorance de leurs lois, nous nommions ainsi – leur conféreraient une sorte de féminité qui n’était pas pour nous déplaire. Au surplus, ce nouveau spécialiste, l’officier radio électricien, apparaissait, à l’encontre de ses camarades, comme un sorcier capable de déclencher d’un doigt cataclysmes ou prodiges …»
Extrait d’un cours de
Tissot de 1896 -1897- On peut noter que Tissot avait déjà
intégré à ses cours la télégraphie… [En cliquant sur ce lien vous aurez accès à l'intégralité des cours prodigués par Tissot à L'Ecole Navale en 1896 et 1897] A venir ... •
Troisième
extrait du livre de M. Guierre : . |
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A l’école navale,
son côté passionné, rêveur (Camille Tissot
parsemait ses livres de poésies et cahiers d’expériences
de fleurs séchées) et quelque peu original lui valent
une caricature et un surnom étonnant : « le pet-pétard
», surnom faisant référence à ses diverses
expériences avec les ondes électriques (étincelles)
et à son côté décalé. On peut encore
admirer cette caricature aujourd’hui, exposée sur les murs
de l’espace de tradition du musée de l’école
navale.
Livre de Jules Vernes offert à Camille
Tissot pour ses 10 ans
Petite collection de fleurs séchées
réalisée par Camille Tissot |
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Petit, étonnamment maigre, C.
Tissot disparaissait plus qu’à moitié dans une redingote
trop longue, au point qu’il semblait dépourvu de jambes.
Son visage falot était terminé par une barbiche effilée,
poussée comme à regret. Tout dans son allure reflétait
l’hésitation et la gaucherie. Désigné certain jour pour
commander l’annexe, le "Sylphe", pour quelque raison inconnue
des élèves mais où le hasard n’était
pas seul en cause (un tour de ses camarades du carré des officiers,
sans doute), il ne se montra guère à la hauteur. Ses travaux
l’avait tenu fort éloigné de la bouline. Tout se passa
bien au début et le "Sylphe", docile, obéit pour
l’appareillage aux commandements de l’élève
de quart, opportunément appuyés par le sifflet du maitre
de manœuvre. Cette corvette dont on jasa longtemps
à la baille ne fut pas pour grandir le prestige de l’infortuné
Petpétard qui, retournant à ses chères études,
abandonna définitivement le banc de quart ».
Photo du carré
des officiers sur le Borda on y aperçoit Tissot au juste sous du
lustre à gauche. |
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Espace tradition de l'Ecole
Navale - Jean Luc Fournier |
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© Jean Luc Fournier
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