.
.
Menu de Navigation :
(Accédez bien sûr à chaque rubrique ci-dessous pour effectuer une visite complète du dossier !).
.
.
Transmission des Longitudes par la TSF
.

Christelle et moi avons découvert, au cours de nos recherches, quatre articles ou extraits de livres qui expliquent trés bien, en essayant de la vulgariser, la méthode de transmission et d'interpretation des signaux de longitude au moyen de la TSF.
Il faut reconnaître que ce n'est pas si simple ...

Le premier document est bien evidemment le témoignage du Maître, il s'agit de la description qu'en fait Camille Tissot dans son "Manuel de Télégraphie Sans Fils" en 1912.

Le deuxième, trés vulgarisateur et remarquablement illustré, est issu du numéro 101 de la revue "la Science et la Vie" (de Novembre 1925).
Cet article est écrit par un certain Général Bourgeois.

Le troisième document est une conférence du Général Ferrié, datée de 1920.
Elle est plus scientifique et technique que les autres car elle s'adressait à un public d'initiés.
En fait, la seule faiblesse de cet article est juste ... d'oublier de parler de Tissot !

Enfin, le quatrième est un extrait du livre de E. Rothé, "Les applications de la Télegraphie sans Fils", de 1917, chapitre 10 concernant la détermination des longitudes.

 
1 - Détermination précise des différences de longitude (Camille Tissot, "Manuel de TSF" - 1912) © Collection Jean-Luc Fournier
.

" Si l’observation d’un « top » unique suffit à fournir un signal horaire et à donner la solution du problème des longitudes en mer, il est clair qu’elle serait tout à fait insuffisante pour fixer la valeur précise qu’une différence de longitudes.

Ce n’est plus alors, en effet, avec une approximation de 0,5 seconde qu’il s’agit de connaître l’heure du méridien origine mais avec une approximation de quelques 100 èmes de seconde.

On a obtenu le résultat voulu en apportant une modification judicieuse au procédé d’envoi des signaux horaires. Cette modification consiste à substituer à l’émission unique une série d’émissions rythmées commandées par un pendule de manière à pouvoir mettre en œuvre la méthode des coïncidences de Borda.

Le pendule qui commande les émissions est un pendule Lippmann à entretien électromagnétique, qui a été adapté d’une manière fort ingénieuse à l’objet en vue (par M. Claude).

Le dispositif de commande du relais est constituée par deux cercles a et b en fils d’argent qui sont respectivement fixé à deux supports m et n et sont intercalés dans le circuit qui comprend la pile P est le relais R.


Une petite pièce en argent K, porté par le pendule, vient fermer le circuit au moment où il passe par la verticale.
Le contact se produit pendant une durée assez longue pour assurer la sécurité de fonctionnement du relais R : cette durée peut d’ailleurs être réglée à l’aide de vis micrométriques qui permettent de déplacer les supports m et n. D’autre part, les cercles en fil d’argent constituent des ressorts extrêmement doux dont l’élasticité n’apporte aucun trouble au mouvement du pendule.
A chaque battement de pendule, le relais est actionné et ferme le circuit du manipulateur disposés sur le circuit d’alimentation du transformateur du poste radiotélégraphique.

Aux battements successifs correspondent ainsi une série d’étincelles périodiques qui se traduisent dans le téléphone d’un récepteur de TSF par des signaux brefs qui se succèdent avec le même rythme.

Il est dès lors très facile de comparer entre elles deux pendules placées entre deux stations quelconques A et B en se servant comme intermédiaire du pendule de la troisième station C (radiotélégraphique). Pour pouvoir appliquer la méthode des coïncidences, on règle la longueur du pendule de la station C de manière à ce que la durée d’une oscillation soit légèrement supérieure à la durée des battements des pendules et des chronomètres à comparer.

De l’observation des coïncidences obtenues dans les deux stations A et B, on déduit aisément l’heure précise que marque l’une des pendules par rapport à l’autre.

Pour signaler sans erreur possible l’origine des battement, on se sert de l’artifice très simple communément employé par les astronomes, qui consiste à supprimer une émission sur soixante, c'est-à-dire à ouvrir pendant un instant, toutes les 59 émission, le circuit du relais que commande le pendule.

Pour prendre les comparaisons radiotélégraphiques, on se sert d’une méthode tout à fait analogue à celle qui a été appliquée, en 1906, par l’observatoire de Montsouris (sous la direction du commandant Guyou), à la détermination des longitudes par le téléphone.
Elle consiste, en principe, à superposer dans un même récepteur téléphonique les battements des deux instruments, pendule ou chronomètre, que l’on veut comparer, en transmettant directement le bruit même du battement à l’aide d’un microphone introduit dans la boîte de l’instrument.

Dans le cas présent, les battements du pendule étant transmis par TSF et reçus au son, le dispositif ne comporte en principe qu’un seul microphone, celui du chronomètre local. Ce microphone est intercalé dans le primaire d’une petite bobines d’induction dont le secondaire et disposé en dérivation sur le téléphone du récepteur de TSF. Des résistances réglables, intercalées dans le circuit primaire (circuit du microphone) et dans le circuit secondaire (circuits du récepteur téléphonique), permettent d’égaliser l’intensité des battements transmis par le microphone local et par TSF.

Les premiers essais de la méthode furent faits tout d’abord en janvier 1910 entre la tour Eiffel et l’Observatoire de Montsouris.

En juillet 1910, une série d’expériences fut entreprise entre Montsouris et Brest pour comparer les résultats obtenus en faisant usage de la TSF d’une part et d’une ligne téléphonique d’autre part, suivant le procédé employé, en 1906, par l’observatoire de Montsouris est que nous avons rappelé plus haut. Les observateurs, à paris, étaient MM. A. Claude et Driencourt ; A Brest, les commandants Perret et Tissot.
Ces expériences permirent de constater que la précision obtenue était sensiblement la même dans les deux cas et de l’ordre de 1/100 de seconde de temps.

Ces résultats montrent que les erreurs dues à la propagation et aux inerties mécaniques et électriques des divers appareils sont pratiquement négligeables.

De nouvelles expériences ont été entreprises par le Bureau des Longitudes entre Paris et Bizerte. Elles ont été d’autant plus concluantes, que la détermination des différences de longitudes a été faite, indépendamment de la TSF, par deux séries distinctes d’opérations astronomique effectuées les unes ou moyen de lunettes méridiennes, les autres à l’aide de astrolabes à prismes (Claude et Driencourt).

Les remarquables inscriptions graphiques des signaux rythmés de la tour Eiffel, obtenus récemment par M. Abraham à Arlington (Etats-Unis), permettent d’espérer que, dans un avenir prochain, il sera possible grâce à la TSF, non seulement d’effectuer les opérations géodésiques des régions encore imparfaitement connues de l’ancien continent (intérieur de l’Afrique, par exemple) mais de les relier, à travers l’Atlantique, à celles du nouveau continent. ".

.
2 - La Science et la Vie numéro 101 (nov 1925) © La Science et le Vie
.-
Ouvrir cette page
3 - Conférence de Ferrié (1920) © Archives Famille Tissot
 
Ouvrir cette page
.
4 - E. Rothé : Applications de la TSF - 1917 © E. ROTHE - "Les applications de la TSF".
.
Ouvrir cette page
.
Menu de Navigation :
(Accédez bien sûr à chaque rubrique ci-dessous pour effectuer une visite complète du dossier !).
.
Fermer cette fenêtre