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| Provenance
et légende des textes : |
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| "Les
signaux horaires radiotélégraphiques sont destinés,
en principe, à permettre aux bâtiments munis de récepteurs
de régler leurs chronomètres sur le temps du méridien
origine. La question présente pour le navigateur une importance capitale. Qu’il navigue en effet au large ou prés des cotes, son souci constant est de savoir à tout instant où il se trouve. Pour déterminer avec précision la position qu’il occupe, c'est-à-dire pour résoudre le problème du point, il est nécessaire d’avoir deux coordonnées : la latitude et la longitude. " |
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© Science et Vie |
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| "Si l’observation
des astres fournit très facilement la latitude, il n’en est
pas de même pour la longitude, qui ne peut s’obtenir que par
le calcul de la différence de deux angles. Sa détermination
nécessite la connaissance simultanée de l’heure du
lieu local et d l’heure du méridien origine, Greenwich par
exemple. Ces pertes de l’heure, alliées aux ravages du scorbut et aux grandes périodes sans vent qu’on pouvait affronter dans le « pot au noir » sont à l’origine des légendes des bateaux fantômes que les marins à voile croisaient au hasard de leurs routes … Ces navires n'étaient en fait bien souvent que des navires dont l'équipage avait disparu jusqu'au dernier à causes des fléaux cités plus haut, et qui erraient pour l'éternité ou jusqu'à ce qu'une tempête eut raison de l'épave. Il faut aussi se souvenir pour l’anecdote que, bien plus tard, le docteur Bombard, à qui les marins doivent tant, durant sa célebre expérience de survie, perdit lui aussi l’heure : équipé d’une montre de poignet à remontoir automatique, et ayant cassé le bracelet de celle-ci, il se la mit autour du cou avec un bout. Las, le mouvement du cou est moins violent que celui d’un poignet et la montre se mit à retarder tout doucement. Le docteur finit par s’apercevoir que son point était complétement invraissemblable. Mais il était déjà largement trop tard : il avait irrémédiablement, au prorata des moyens dont il disposait, perdu son heure et donc la possibilité de connaître sa position … "En 1714, le parlement Anglais promettait 20.000 livres à celui qui inventerait un procédé donnant la longitude à 0.5 seconde prés. A la même époque, en France, le Régent promettait à peu pres la même somme pour la résolution de ce problème. L’horlogerie, et en particulier l’Anglais Harrison, solutionnèrent le problème, au moyen de montres très compliquées qui sont de véritables merveilles techniques. Sur un voyage de 147 jours, Harrison parvint, grâce à sa pendule, à conserver l’heure avec une précision de l’ordre de deux minutes. A la même époque, Leroy et Berthoud construisent leurs premiers chronomètres L’horlogerie au secours du navigateur,
conçoit des chronomètres de plus en plus précis,
et invente des méthodes permettant de calculer leurs erreurs pour
prévoir les décalages." Toute la valeur du procédé repose en fait sur la précision du chronomètre … Il faut savoir que, actuellement, n’importe quel navire moderne possède encore au moins un chronomètre garde-temps, dont la marche est vérifiée de façon très suivie et les écarts soigneusement notés dans un registre spécial. Restait donc, pour avoir parfaitement confiance en son chronomètre, à pouvoir vérifier sa marche et le régler à n'importe quel moment ... |
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