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Une bien longue bataille ... l'histoire des Signaux Horaires de la Tour Eiffel - page 1
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Provenance et légende des textes :

- Notes du rédacteur.
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"Manuel de télégraphie Sans Fil" de Camille Tissot - 3e édition, 1917
- CR de l'AFAS - Congrés de Clermont-Fd 1908 - "Sur la transmission d'un signal horaire par la TSF" - C. Tissot

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"Les signaux horaires radiotélégraphiques sont destinés, en principe, à permettre aux bâtiments munis de récepteurs de régler leurs chronomètres sur le temps du méridien origine.

La question présente pour le navigateur une importance capitale. Qu’il navigue en effet au large ou prés des cotes, son souci constant est de savoir à tout instant où il se trouve.

Pour déterminer avec précision la position qu’il occupe, c'est-à-dire pour résoudre le problème du point, il est nécessaire d’avoir deux coordonnées : la latitude et la longitude. "
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© Science et Vie

"Si l’observation des astres fournit très facilement la latitude, il n’en est pas de même pour la longitude, qui ne peut s’obtenir que par le calcul de la différence de deux angles. Sa détermination nécessite la connaissance simultanée de l’heure du lieu local et d l’heure du méridien origine, Greenwich par exemple.

C’est cette dernière détermination qui fait toute la difficulté du problème, car l’heure locale est fournie par l’observation des astres avec la même facilité que la latitude.

Le navigateur n’a au contraire à sa disposition que des procédés astronomiques délicats et dénués de précision, du moins dans les conditions ou il est contrait d’opérer, pour obtenir l’heure du méridien origine.

Aussi, la solution de ce problème des longitudes a-t-il été, de tous temps, une des grandes préoccupations du navigateur."

Dans un premier temps, on emmena a bord, pour la croisière, des sabliers réglés sur l’heure du port de départ, appelés « garde-temps ». Il ne fallait bien sur pas oublier de les retourner, sans quoi on se retrouvait perdu puisqu’on avait plus l’heure et donc qu’on se retrouvait dans l’impossibilité de mesurer même une latitude.

Ces pertes de l’heure, alliées aux ravages du scorbut et aux grandes périodes sans vent qu’on pouvait affronter dans le « pot au noir » sont à l’origine des légendes des bateaux fantômes que les marins à voile croisaient au hasard de leurs routes … Ces navires n'étaient en fait bien souvent que des navires dont l'équipage avait disparu jusqu'au dernier à causes des fléaux cités plus haut, et qui erraient pour l'éternité ou jusqu'à ce qu'une tempête eut raison de l'épave.

Il faut aussi se souvenir pour l’anecdote que, bien plus tard, le docteur Bombard, à qui les marins doivent tant, durant sa célebre expérience de survie, perdit lui aussi l’heure : équipé d’une montre de poignet à remontoir automatique, et ayant cassé le bracelet de celle-ci, il se la mit autour du cou avec un bout. Las, le mouvement du cou est moins violent que celui d’un poignet et la montre se mit à retarder tout doucement. Le docteur finit par s’apercevoir que son point était complétement invraissemblable. Mais il était déjà largement trop tard : il avait irrémédiablement, au prorata des moyens dont il disposait, perdu son heure et donc la possibilité de connaître sa position …

"En 1714, le parlement Anglais promettait 20.000 livres à celui qui inventerait un procédé donnant la longitude à 0.5 seconde prés. A la même époque, en France, le Régent promettait à peu pres la même somme pour la résolution de ce problème.

L’horlogerie, et en particulier l’Anglais Harrison, solutionnèrent le problème, au moyen de montres très compliquées qui sont de véritables merveilles techniques. Sur un voyage de 147 jours, Harrison parvint, grâce à sa pendule, à conserver l’heure avec une précision de l’ordre de deux minutes.

A la même époque, Leroy et Berthoud construisent leurs premiers chronomètres

L’horlogerie au secours du navigateur, conçoit des chronomètres de plus en plus précis, et invente des méthodes permettant de calculer leurs erreurs pour prévoir les décalages."

Mais ces matériels, s’ils sont fiables, sont aussi très fragiles et sujet, bien sur, à pannes.

A cette époque, le navigateur emporte avec lui un chronomètre de précision réglé à l’appareillage sur l’heure du port de départ, elle même référente au méridien origine (Paris jusqu'en 1911, puis Greenwich) , ce qui lui permet, en tout lieu, d’avoir le temps de ce port de départ et de pouvoir ainsi faire la différence avec le temps local pour obtenir, par une différence d'angles, la longitude du point où il se trouve.

Toute la valeur du procédé repose en fait sur la précision du chronomètre …

Il faut savoir que, actuellement, n’importe quel navire moderne possède encore au moins un chronomètre garde-temps, dont la marche est vérifiée de façon très suivie et les écarts soigneusement notés dans un registre spécial.

Restait donc, pour avoir parfaitement confiance en son chronomètre, à pouvoir vérifier sa marche et le régler à n'importe quel moment ...

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