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Les recepteurs de signaux Horaires Tissot - Pellin
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1 - Recepteur pour navires
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© CNAM Paris - Photo Aimé Salles
 

Cet appareil était en fait en cours de gestation depuis que Camille Tissot a eu l'intuition des Signaux Horaires.
Son idée était de fabriquer un récepteur au fonctionnement simple (donc ne nécessitant pas à bord un opérateur super affuté), quasi indéréglable, fiable (condition absolument indispensable pour ne pas ternir la réputation des signaux horaires) et surtout d'un prix relativement modique pour être accessible à tous les navires.

C'est ce cahier des charges que Tissot présente à l'ingénieur opticien français Félix Pellin, dont les ateliers sont situés au 35 rue de l'Odéon à Paris (anciens ateliers Soleil), pour mettre au point, ensemble, ce fameux recepteur dit "apériodique", encore appelé par Tissot dans les documents "recepteur simplifié".
Tissot a déjà travaillé avec Pellin sur des problèmes d'optique (un des autres pôles d'interêt de Tissot), entre autres sur les prismes biréfringents, restera un ami de toujours de la famille Tissot, comme le montre cette lettre reçue au décés du marin-savant :

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© archives Famille Tissot

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Lors de la séance du 02 novembre 1908 de l'Académie des Sciences, Camille Tissot et Félix Pellin, présentés par M. Lippmann, font une communication à propos d’un « appareil pour la réception des signaux horaires radiotélégraphiques à bord des bâtiments ».

N'importe quel bâtiment équipé de TSF (navire de guerre ou paquebot, par exemple ...) peut recevoir la TSF au moyen de son récepteur, pour peu qu'il soit correctement établi et réglé.

Mais l'appareil dont il est question ici s'adresse plutôt aux trés nombreux cargos qui ne peuvent, pour des raisons finacières principalement, s'équiper d'une installation couteuse de TSF.
C'est un récepteur simple à manoeuvrer et économique, qui pourra équiper le plus grand nombre de navires.
Les tarifs catalogue pour ce matériel vont de 325 Francs pour le modèle de base, jusque 545 Francs avec les options.

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© archives Famille Tissot
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© archives Famille Tissot

© archives Famille Tissot
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Cette communication est reprise par la revue "La lumière électrique" du 28 novembre 1908 :
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© archives Famille Tissot
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Grâce à Aimé Salles (instigateur, entre autres, du projet IRMA), qui a découvert un de ces appareils dans les réserves du musée du Conservatoire National des Arts et Métiers, nous avons pu en avoir quelques photos, que voici : (Noter qu'il manque, sur cet appareil, le chronomètre, entre les deux "cornes" sur le dessus du chassis)

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Le voici tout d'abord dans la reserve du CNAM, lorsque Aimé l'a découvert ... © CNAM Paris - Photo Aimé Salles
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© CNAM Paris - Photo Aimé Salles
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© CNAM Paris - Photo Aimé Salles

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A l'occasion de la fête de la mer Brest 2008, le conservateur du CNAM a trés gentiment accepté de laisser sortir cet appareil pour quelques jours de vacances sur ses terres d'origine, à l'occasion de l'exposition qui se tenait au Service Historique de la Défense de Brest.
Voici le recepteur lors de cette exposition.
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© Photo J-L Fournier
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Bien sur, nous avons soulevé le capot de l'appareil pour voir le système de detection adopté, car nous avions eu, sur les foras, de nombreuses et productives discussions ... sans que jamais on ne trouve la réponse !

Aucune photo n'a été prise, du detecteur qui se trouve en dessous, tellement j'etais passionné de ce que j'allais découvrir. Je n'y ai pas pensé ...
Néanmoins, grace a un autre collectionneur trés aimable, j'ai pu avoir une photo de ce que j'ai eu, ce jour là, sous les yeux ...

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© Collection M.G.
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Il s'agit donc bien d'un detecteur à Galène, ce qui est trés avant-gardiste pour l'époque.
Ce n'est cependant pas étonnant, car Tissot a mené (nous verrons tout cela plus tard) une grande campagne de travaux concernant les detecteurs à contacts solides, sans doute la plus complète à cette époque. Il ne pouvait donc être qu'en avance sur son temps, sur ce sujet là aussi.

Voir à la page de l'histoire des signaux horaires, les communications à l'Académie des Sciences concernant ce detecteur.

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E. Rothé, dans son livre de Télégraphie sans Fil de 1917, décrit lui aussi le dispositif de bloquage du detecteur Tissot-Pellin :
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E. Rothé: "Applications de la TSF"
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Camille Tissot et Félix pellin, en plus du recepteur de signaux horaires simplifié destiné aux navires, ont mis au point un appareil beaucoup plus simple pour équiper les ateliers des horlogers, qui pouvaient ainsi régler leurs pendules et montres sur l'heure de l'observatoire. ce service était également offert aux clients .....
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Grâce également au CNAM qui la possédait et nous l'a communiquée, nous sommes en mesure de vous présenter également la notice descriptive/mode d'emploi de cet appareil : (Noter que le detecteur présenté dans la brochure est d'un autre type).
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© CNAM Paris
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© CNAM Paris
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© CNAM Paris
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© CNAM Paris
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Tissot avait déposé sur cet appareil un brevet d'invention de 15 ans, dont voici le projet d'avocat.
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© archives Famille Tissot

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© archives Famille Tissot
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Dans les archives de Camille Tissot, on retrouve à plusieurs reprises des schémas "crayonnés" de cet appareil :
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© archives Famille Tissot
Un schéma trés complet
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Et un "crayonné à la va-vite"
Recto
© archives Famille Tissot
Verso
© archives Famille Tissot
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Il existe un autre modèle de récepteur Pellin-Tissot, beaucoup plus simple. Il fait l'objet d'une autre page, ICI.
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A noter également que Guy Biraud, dans "Le Guide du Collctionneur de TSF", présente un autre modèle. Il pourrait en effet s'agir du premier recepteur de signaux horaires, encore dans sa version d'essai, car il ne comporte pas de chronomètre. Il serait bon de savoir, pour lever le doute, où a été prise cette photo ...
La légende attachée à la photo, par contre, ne me plait pas : cet appareil n'est probablement pas destiné aux Observatoires, (il n'est fait mention nulle par d'un tel appareil).
Quand à la présentation de l'appareil à l'Académie des Sciences, elle a été faite par Camille Tissot et felix Pellin en personne, qui étaient, effectivement, présentés par M. Lippmann car c'est la régle : des scientifiques qui viennent communiquer alors qu'ils ne sont pas memebres de l'Académie doivent être "présentés" pour avoir droit à la parole ...
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Source : Guy Biraud, "Le Guide du Collctionneur de TSF"
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