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| Le procès en appel de 1914 | ||||
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En 1914 alors que Marconi fera cette fois acte de présence contrairement au premier procès, Férrié et Tissot ressortent à nouveau comme les principaux contradicteurs de Marconi, ils sont de ce fait attaqués directement par celui ci, comme en témoigne cet extrait d’une plaidoirie de la défense :« Si j’ai ainsi fait défiler sous les yeux du tribunal tout le haut personnel administratif financier et technique de la société que je représente, c’est pour souligner l’absence de deux personnes qui ont été de façon odieuse attaquées aux dernières audiences au nom de M. Marconi parce qu’elles n’ont pas cru devoir refuser de nous donner leur avis sur la question que soulève ce procès. Vous n’avez pas oublié les critiques dirigées contre les deux officiers, qui les ont vivement émues, car elles mettaient en jeu ce qu’il y a de plus sacré pour ces hommes : le désintéressement et la loyauté. On vous a dit qu’ils étaient les conseillers techniques de la société radioélectrique, que par conséquent leur opinion n’était pas une opinion désintéressée, et allant plus loin on a soutenu que leur consultation était en contradiction avec les opinions qu’ils avaient précédemment émises dans des publications antérieures. Sur l’un comme sur l’autre
point, M Marconi n’a pas dit la vérité, conseillers
techniques de la SFR, ni monsieur le commandant Férrié,
ni monsieur le lieutenant Tissot ne l’ont jamais été.
Ils élèvent la protestation la plus énergique
contre les allégations de monsieur Marconi. |
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L’affaire remonte au brevet 305.060 de Marconi, déposé le 3 novembre 1900 et délivré le 1er février 1901 pour perfectionnement dans la Télégraphie sans fil. La Marconi’s Wireless Telegraph Compagny avait attaqué les 3 précitées en justice au motif de contrefaçon. Cette affaire fut plaidée nombre de fois d’appel en appel, et jugée chaque fois au bénéfice de la Marconi’s Wireless. Le différend portait sur la syntonisation par des circuits accordés réglables. Il fallu arriver à 1914 pour que le tribunal déboute la Marconi’s Wireless à la suite d’une plaidoirie de maitre Millerand. Celui-ci avait été instruit de tous les tenants et aboutissants de cette technique qu’il a fort bien assimilée, par Eugène Ducretet. En effet à cette date, en raison de la nouveauté de la TSF, il n’existait pas d’expert, hormis Ducretet lui-même. Aucun des ingénieurs appartenant aux compagnies impliquées ne pouvait être retenu pour expert devant le tribunal. Or, nous avons déjà exposé qu’Eugène Ducretet avait, le premier, mis en œuvre les circuits accordés réglables et qu’il en connaissait les antériorités par Braun et Lodge. Il fut ainsi démontré que le brevet Marconi était sans valeur. Cette affaire est déconcertante pour deux raisons : primo elle a retardé les possibilités d’évolution de la technique en France dans les 2 sociétés industrielles CGR et SFR. Secundo, c’est grâce à Ducretet et à ses connaissances que Marconi a perdu son procès. Or, quand Férrié a forcé la constitution de la CGR, Ducretet n’a pas été invité à se joindre au trio….. Le 13 Mars 1914 Ducretet reçoit une lettre de la SFR : « cher monsieur, j’ai bien reçu votre lettre et suis heureux de vous offrir une plaidoirie de maitre Millerand et un arrêté de la cours d’appel que vous trouverez ci-inclus. Je vous remercie très sincèrement de votre concours dévoué dans cette affaire, et vous prie de croire, cher monsieur, à mes sentiments très respectueux. E Girardeau. » La France et le monde échappent
alors au monopole Marconi, les ondes redeviennent libres et disponibles
à toutes |
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