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| Le procés Marconi en France | ||||
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| Quand il s’agit de Télégraphie
sans fil on ne parle plus aujourd’hui du procès,
pourtant retentissant à l’époque, qu’à
déclenché G. Marconi contre la Compagnie Générale
Radiotélégraphique, La Société Française
Radioélectrique et La Société Générale
de Transports Maritimes à Vapeur en 1912. Les recherches, bien que passionnantes, ne furent
pas de tout repos, la preuve ... |
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| Enfin, après plusieurs années de reconstitution du puzzle (eh oui déjà 3 ans que cette belle aventure a commencé ...), nous voici enfin prêts à vous livrer tous les tenants et aboutissants de ce procès, qui a bien failli faire perdre à la France l’exploitation libre de ses installations de TSF. Alors même que notre pays comptait certainement le plus grand nombre de précurseurs dans ce domaine. On peut en effet légitimement se demander comment et à quelle vitesse aurait évolué la TSF sans les travaux et l’implication passionnée de tous ces savants Français : Branly, Tissot, Ducretet, Turpain … (pour n’en citer que quelques uns), qui ont mené des luttes admirables, courageuses et solitaires parfois pour l’avancée de l’une des plus grandes inventions du siècle dernier : la Télégraphie Sans Fils. |
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Dans la revue "Armée et Marine" n°72 du 8 juillet 1900, le capitaine de frégate Morritz, nouvellement nommé président de la commission spéciale de TSF déclarait : « ... Tout d’abord permettez moi de rendre un juste hommage aux trois savants français, MM. Branly, Ducretet et Tissot, sans lesquels, chez nous, la télégraphie sans fil serait encore dans les nuages … » Malgré la collaboration incontestablement très active des Français dans le développement de la TSF internationale, Marconi ne va pas hésiter à les attaquer un par un de manière virulente au cours du procès qu'il va déclencher afin d'asseoir le monopole mondial de sa compagnie. |
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| Les dessous du procès | ||||
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| Tissot est embarqué dans ce périple en juillet 1911, lorsqu’Emile Girardeau lui demande d’apporter son avis technique au tribunal, dans le procès en première instance qui se prépare.
Emile Girardeau - Fondateur de la SFR - administrateur délégué - D'après une sanguine de Yacovieff La Marconi’s Wireless Telegraph Company vient en effet de revendiquer, par une lettre circulaire, que « ... chaque installation de TSF ayant une valeur pratique est une infraction au brevet Marconi ... ». Girardeau explique à Tissot les conséquences de cette déclaration : « ... Cette prétention de la compagnie Marconi peut causer non seulement un préjudice matériel à toutes les autres sociétés de TSF mais surtout un préjudice moral considérable à tous les savants Français qui ont collaboré au développement de la TSF... ». L’enjeu, comme il le précise
à Tissot, est aussi politique : « ... La société
Marconi a réalisé une entente avec la société
Allemande Telefunken, plus ou moins secrète selon les pays. La
collaboration de la société Marconi avec la Telefunken
est particulièrement dangereuse pour les intérêts
Français, car les gouvernements Anglais et Allemand considèrent
chacun de leur côté les deux sociétés de
TSF comme des moyens d’influence politique et d’expansion
coloniale ». Ruiner le prestige des spécialistes
et des systèmes Français si réputés chez
les techniciens, tout en jouant de la perspective d’un procès
de contrefaçon, tel a été le but du consortium
Marconi-Telefunken en envoyant cette lettre circulaire. L’état Français,
qui est exploitant et se sert de la TSF non seulement pour des relations
commerciales mais en fait aussi et avant tout un instrument de défense
nationale, ainsi que l’Angleterre et surtout l’Allemagne,
se trouverait tributaire de ces deux pays pour les communications radiotélégraphiques
… il en résulterait donc une ruine de l’influence
Française. C’est donc dans un but du plus haut intérêt
que nous avons demandé aux plus notables spécialistes
de la TSF une sorte d’arbitrage scientifique sur la déclaration
de Marconi ». |
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