| ECOUTE DES BRUITS MICROPHONIQUES SOUS-MARINS - page 0 | |
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| Les derniers travaux scientifiques de C.
Tissot, avant son décès, concernaient directement le monde
sous-marin. En effet, dans la rade de Bandol, il a mis au point, à
l’été 1917, une méthode révolutionnaire
de microphonie sous-marine, qui constitue les bases de cette discipline
telle que nous la connaissons maintenant. En préambule, Tissot note que la principale
difficulté est d’isoler des bruits très confus qui
se confondent avec les bruits parasites dans le bruit de mer. On trouve, dans le bruit d’un bâtiment en marche, à peu prés tous les sons entre 50 et 3000 vibrations par seconde, ce qui rend illusoire, malgré de nombreuses tentatives, la sélection d’une note pour l’affecter à un événement. Pour compliquer encore, les notes dominantes sont souvent les notes intrinsèques du microphone. Enfin, la plupart du temps, le clapotis couvre complètement les autres bruits, rendant l’écoute difficile. Les méthodes dont on parle ci dessus (Note : méthodes utilisées dans le cadre de la défense sous-marine) sont donc plutôt des méthodes d’écoute subjectives. Tissot propose de leur substituer, entre autres en supprimant ou atténuant l’effet des parasites, une méthode d’écoute qui soit objective. En fait, dans la méthode habituelle, le
micro reçoit et transmet, à travers un transformateur,
des courants induits (alternatifs) correspondants aux ondes sonores
traduites par les plaques du micro et de l’écouteur. Donc
si on remplace, dans ce montage, le micro par un galvanomètre,
celui ci ne déviera pas, et donc ne traduira aucun des bruits
rayonnés dans l’eau. L’écoute est donc bien
purement subjective. Un tel système serait cependant inutilisable tel quel, car il serait nécessaire d’utiliser des galvas très sensibles de type « laboratoire ». Il convient donc, pour pouvoir utiliser du matériel
plus courant, d’amplifier les courants générés
par le microphone avant de les rectifier et de les enregistrer au galva. A noter que Tissot a fait des études très précises pour définir le galvanomètre idéal, pris des contacts avec les constructeurs, et donne très exactement la définition de l’appareil nécessaire. Pour effectuer les expériences, les appareils
étaient installés dans une cabane sur le port de Bandol,
parfois à bord du « Ménénil ». La cabane
est reliée par câble à un micro type « ASF
» mouillé à environ 500 mètres de la jetée. |
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Schéma de l'installation de Camille Tissot |
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| Les résultats obtenus
sont les suivants : Enregistrement des bruits d’hélice
: par clapotis modéré, soit avec un « nouveau zéro
» quasi fixe, on suit un torpilleur en éloignement à
10 Nds jusque 1800 mètres de manière tout à fait
sure, et à cette distance on enregistre sans erreur les évolutions
du bâtiment (stoppages et mises en marche). Variation de l’effet enregistré
avec la distance, Tissot a mené une série d’expériences
tendant à montrer qu’au début, le bruit reçu
décroît de manière progressive quand le bruiteur
s’éloigne, mais qu’à partir d’un certain
seuil critique le bruit reçu n’est plus dépendant
de l’éloignement. Essais comparatifs de microphones
différents : Tissot préconise l’utilisation de sa
méthode pour comparer la sensibilité de systèmes
microphoniques différents. La méthode employée
permettra un classement précis, et surtout sans intervention
de critère personnel et subjectif, de microphones d’écoute. Paris, 12 juillet 1917 |
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Ci dessous, une analyse critique
des travaux de Tissot. Je vous invite à la lire, puis à parcourir les deux pages suivantes, qui vous donnent accès à l'intégralité du rapport de Tissot ... |
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